mon tout petit

mon tout petit
mon guitariste , mon artiste, mon rebelle, mon tendre , mon espiègle .....

11 ans mais si grand si fragile aussi...

j'essaie d'imaginer sa vie si tu étais là "physiquement" à ses côtés!

il t'aime tu le sais tu l'aimes et il le sait..

mes bébés mes crevettes, mes amours , mes princes

je vous aime

gwenosmam

# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 3:23 AM

Edited on Tuesday, 08 December 2009 at 3:43 AM

Arrêter le temps....

Arrêter le temps....
Quand je vous imagine tous les deux ensemble, mon esprit s'égare cela ne peut plus mais cela a été, mais le temps a fait son ½uvre et quand je regarde ton petit frère aujourd'hui sans toi à ses côtés je le vois si grand maintenant si ado ,et pourtant si frêle ;

En un été , un an après ton grand voyage il a mûri et grandi , un an pour comprendre comme nous que de ce long etgrand voyage on ne revient plus...

et du coup lui aussi a vu ses ailes pousser, prendre son envol , grandir comme s'il fallait combler ce vide et rattraper les 9 ans qui vous séparent toi le grand , mon grand , lui le petit ,mon tout petit ....

combler l'abime, combler le vide, le manque de toi, l'absence , la fragilité, la peur l'effroi ,l'angoisse, la peine , la souffrance ,
faire jaillir le rire, la joie , la vie !!!!!!

Quand je regarde cette photo et que le le vois maintenant , que je le regarde , il pique une expression,une intonation..... de toi
depuis une semaine ,il a ce petit sourire en coin , ce petit sourire qui dit" j'ai tout compris on ne me la fait pas" ...

ce petit sourire en coin que tu avais toi aussi, mais plus vieux, vers 14,15 ans ...

tu lui manques, je le sais , tu lui aurais permis de traverser les choses de la vie , que nous les parents avec notre maladresse coutumière on a parfois du mal à faire passer;


je te quitte aujourd'hui, le c½ur douloureux, un peu plus que d'habitude, je ne sais pas pourquoi, je pensais que j'avais connu le pire dans cette souffrance , mais c'est vrai que nous ne faisons que des allez retour et que le retour à la case départ est terriblement douloureux

maman qui t'aime

# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 2:58 AM

Edited on Tuesday, 08 December 2009 at 3:21 AM

le cahier à spirales

Mon c½ur mon bébé ma crevette, le temps semble te rattraper ; comme si le fait d'être parti trop tôt te rendait de plus en plus jeune ...
Hier mon poussin, ma crevette, j'ai repris mon cahier de cuisine « de régale « de mumu le Goff, comme tu le disais. Tu m'avais concocté un cahier à spirales pour que je recopie les recettes...
Tu avais tout juste dix ans, on en a fait quelques recettes ensemble depuis.....
Je l'ai ouvert, je ne pensais pas que cela me fasse aussi mal, tes dessins ton écriture, ta tendresse tout y est ...

Le temps a terni l'éclat du feutre, les recettes sont un peu tâchées... que de souvenirs autour de ce cahier à spirales : ma maternité, je portais ton petit frère .....Les cours de piano et de solfège, les mercredi à la médiathèque, les rêves partagés, les leçons apprises sur le bout des doigts, les connivences et les gros câlins, les crêpes au Nutella !!!!
Notre premier déménagement avec toi, on quittait la famille Gondi, pour d'autres voisins mais Claude et Frédérique nous ne les avons jamais oubliées ;
Tu as repris contact avec Claude à Florensac, elle t'envoie des messages, je ne lui ai pas dit, une façon de me dire que quelqu'un pense à toi comme avant, mais aussi combien c'est difficile de lui dire que tu t'es envolé, pour toujours tu as rejoins la sorcière et toutes ces histoires qu'elle te racontait ...
Elle t'en a raconté, tu en as écrites avec elle !est ce le début de ton goût pour l'écriture ?
Comme je t'aime mon poussin, nous n'avons pas encore décoré la maison, je ne sais pas par quoi commencer, je voudrai que tout respire la joie, le bonheur retrouvé, la magie, les étoiles dans les yeux, les cris des petits, le trépignement des grands....Les bonbons et les papillotés, le sapin qui enivre la maison, le feu qui crépite dans la cheminée, les décorations qui parent les pièces de la maison...
Je ne sais pas par quoi commencé, parce que je ne veux pas donner l'illusion seulement, tu m connais ,je veux que cela soit du vrai pas du faux, du juste claquant, pour les yeux des autres, je veux que cela vive vraiment


Je pense très fort à toi, mon ange ma lumière, je te serre si fort dans mes bras si fort .....
Ton frère a lancé le la, tout en douceur comme il sait faire nous allons donc nous y mettre aussi, tout en douceur, ouvrir la malle à souvenirs, avec précaution, pour ne pas sentir un trop important afflux de souvenirs heureux.
Je n'oublierai pas ton père fouettard, tu l'avais choisi en croyant que c'était le père noël ! Mais après tu voulais toujours l'accrocher au sapin,
En noël 2008 tu l'as réclamé, il était bien dans la boite avec tout le reste pas question de décorer sans toi l'arbre de noël.....
Je le ferai avec ton frère, Léna et Périne .... Mais mercredi on commence les décors sur les fenêtres, et dans la maison !!!
On pensera très fort à toi, je sais que tu seras là, on aura des signes, comme l'an dernier .... Tu ne peux pas louper une fête comme noël, je le sais...


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# Posted on Tuesday, 15 December 2009 at 1:29 PM

A MON PRINCE

A MON PRINCE

Quand Gwenn est né, le bonheur s'est installé confortablement dans notre maison .Pour nous la vie s'écoulait tranquillement autour de notre petit ange. Tendrement amoureux, nous étions comblés, même si la vie n'était pas toujours simple , notre petit bout nous apportait une étoile supplémentaire pour avancer à notre rythme , tranquillement avec amour et tendresse.

Dés les premiers instants de sa vie j'ai su qu'une belle et grande histoire nous attendait . Égoïstement, ces premiers instants je les ai voulu magiques . Comme dans tous les contes de fée, j'ai fait les plus beaux v½ux pour mon bébé: de l'amour ,des aventures fabuleuses, des rencontres extraordinaires, un avenir hors du commun hors norme, un destin tourné vers les autres , plein d'amis, de copains et de copines ..., de l'amour .
Des attentions permanentes, de l'écoute, de la confiance mutuelle , une harmonie tout en douceur et une foi en lui ,en ce chemin, petits joyaux multicolores , que nous avions imaginé pour lui, pour nous.
Quelle joie, quel bonheur de t'avoir parmi nous ! bienvenue mon Gwennou, oui bienvenue , en ce jour en ce 26 Septembre 1989.
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# Posted on Wednesday, 19 November 2008 at 2:02 PM

Edited on Friday, 05 December 2008 at 1:04 PM

"j'entends ta voix dans tous les bruits du monde "ELUARD

"j'entends ta voix dans tous les bruits du monde "ELUARD
J'entends ta voix dans tous les bruits du monde, j'entends battre ton coeur dans tous les échos du monde , j'entends ton éclat de rire dans tous les rires des enfants...

j'imagine que tu voyages, j'imagine que tu vis dans des contrées lointaines et inconnues, j'imagine que tu es juste là, tout près de nous sur mon épaule , sur mes genoux ,dans mon coeur dans nos pensées
quand je rêve je te retrouve petit ou grand tu es si présent ,

quand je me souviens, j'élimine une à une les étape difficiles auxquelles tu as échappées à chaque fois c'était un ouf de soulagement !

je t'en prie ne sois pas triste, je t'en prie ne pleure pas , je t'en prie ne souffre pas , je t'aime tant , mon tout petit , mon bébé, ma crevette , mon ange

que j'aime ton sourire ta joie et ta tendresse que j'aime ton rire et tes bisous que j'aime tes mots câlins, tes petits mots sur le papier , tes yeux qui en disent long

je t'en prie ne baisse pas les bras , ne désespère pas, ne perd pas courage , maman est là

que j'aime ton parcours tes réussites ton amour tes amis tes ballades tes délires..

je t'en prie , reste encore un peu, juste le temps de me raconter encore une histoire

maman qui t'aime
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# Posted on Friday, 27 November 2009 at 3:10 AM

Edited on Friday, 27 November 2009 at 4:09 AM

un texte de plus..

Vivre ou survivre au décès d'un enfant
Après la mort de son enfant : survivre ou revivre. (Conférence d'Annick ERNOULT )

Nous sommes des rescapés d'un cataclysme familial et ce drame va suivre toute notre vie... Il est important de savoir que, d'après une récente étude Danoise, nous sommes en danger dans les trois premières années qui suivent la mort de nos enfants. La première question que l'on se pose après la mort de nos enfants est :

Est-ce que j'ai envie de continuer à vivre sans cet enfant ?

Honnêtement, je crois que beaucoup de gens répondent à cette question : Non ! je n'ai plus envie de continuer à vivre.....

Avec un recul de 21 ans je peux vous dire:" Au début nous survivons et revivre ne peut s'envisager qu'après plusieurs années."

Qu'est-ce qui peut nous aider à revivre ?

Une étude anglaise sur le deuil montre que l'étau physique (gorge serrée, poids sur les épaules...) ne commence à se desserrer qu'à partir de la 5ème année de deuil. C'est long !... Alors que la société nous le refuse accordons-nous le droit d'être mal pendant toutes ces années. Mais comment ?

Tout d'abord, faire preuve de patience !

patience vis-à-vis de nous-mêmes.
patience envers les autres qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes en train de traverser : la famille ; ceux qui nous entourent ; ceux qui ne cheminent pas au même rythme que nous. Nous sommes déçus, car nous n'avons pas l'aide attendue. Nous souffrons de solitude. Certains nous disent "de tourner la page"...

L'idée n'est pas de tourner la page, mais d'écrire cette page et jusqu'au bout !

Ne nous répétons pas sans arrêt : je n'y arrive pas ! De toute façon, ça n'ira jamais mieux !

En parler.

La parole et la mort ne vont pas bien ensemble. Pourtant il faut en parler tout de suite pour ne pas laisser s'enkyster notre douleur. Autour de nous, on nous dit tout le contraire. Nous dépensons plus d'énergie à conserver nos émotions qu'à les laisser s'exprimer. En parler fait du bien, même si ça ré-ouvre les émotions... Donnons-nous ce droit de dire même plusieurs années après : Je suis ravagé !


Ce qui nous pèse le plus, c'est ce visage souriant que nous nous donnons parfois. Les gens ne peuvent pas deviner nos besoins. Quelques fois, reconnaissons-le, nous aider est "Mission impossible". Il faut que les gens sachent nous écouter sans nous conseiller... mais sachent aussi donner des conseils au bon moment... A cet entourage, j'ai envie de dire : "surtout ne nous jugez pas. Accueillez-nous et aimez-nous tels que nous sommes !" En couple, apprenons à dire mutuellement nos besoins pour rejoindre l'autre. La souffrance sépare. C'est difficile de souffrir à deux ! Nous avons tous des cicatrices physiques. A certains moments elles démangent, rougissent.

Alterner les temps de "décentrage" et les temps de "recentrage" sur nous-mêmes.

Ces périodes de "recentrage" nous fatiguent et nous prennent beaucoup d'énergie. La fuite nous tente devant ce face-à-face avec la souffrance....

Les temps de "décentrage" (appelés " distraction " par Christian BOBIN) sont des activités, des moments où on se laisse entraîner par les autres. Alternons ces temps-là.

Après le deuil de notre enfant, nous n'avons pas envie de nous poser cette question, comme si se faire du bien était trahir notre enfant. Nous avons honte d'aller bien. Prendre soin de soi au cours du deuil ? On ne se l'autorise pas ! Donnons-nous ce droit d'aller bien !

Équilibrer des temps de solitude et de rencontre.

L'isolement, c'est quelque chose que nous n'avons pas choisi. L'isolement, c'est ce que nous ressentons quand la société nous empêche de montrer notre tristesse, quand les amis fuient, quand le silence se fait lorsque nous arrivons quelque part, quand les gens traversent la rue pour ne pas nous rencontrer. La solitude, c'est ce temps où nous nous rencontrons nous-mêmes... et je crois que dans ce temps nous nous reconstruisons. Ce temps, il faut nous le donner ! La solitude, c'est aussi ce temps où nous rencontrons notre enfant qui n'est plus là. Équilibrons les temps de solitude et les temps avec les autres. Nous avons besoin de nous retrouver avec des "PAIRS" car l'incompréhension à l'extérieur est trop grande. Nous ne pouvons pas dire avec des mots ce que nous ressentons. Nous éprouvons des sentiments jamais éprouvés. Cette intensité de vécu est écrasante à certains moments.

Il faut s'appuyer sur l'authenticité.
Qu'est-ce qui a été VRAI dans ma journée ?
Qu'est-ce qui a été positif ?... Qu'est-ce qui a été beau ?...

Ce peut être le soleil... une rencontre... un sourire... un coup de fil.

Pour notre entourage le temps qui passe provoque un effacement, comme une gomme. Aller mal devient inacceptable. Certaines personnes nous disent :

Tu verras, avec le temps ça ira mieux !.. Dans 1 an, ça ira mieux !..

Avec le temps, rien ne change ! Nous n'osons plus dire que ça va mal de peur d'être mal vu, de peur de se retrouver seuls

Le temps devient notre ami quand nous avons compris que nous n'oublierons jamais notre enfant... même 50 ans après !.. La présence intérieure habitera une partie de notre coeur, mais pas tout notre coeur.

Nos enfants décédés nous font grandir le coeur.... Nous réalisons, alors, que nous ne sommes plus dévastés, brûlés de l'intérieur... que, peut-être, ce "labourage de notre terre intérieure" va permettre de semer des graines nouvelles.
Parfois, on me parle "d'acceptation"... de "phases" à traverser... Il n'y a pas de "phases" dans le deuil, il n'y a que des "allers-retours". Nous pouvons être encore en colère ou tristes 20 ans après et avoir des bouffées de colère forte qui reviennent. Nous sommes constamment ballottés entre l'avenir et le passé, le "ça va" et le "ça ne va pas". J'ai remplacé le mot "acceptation" par le mot "intégration". Je ne peux pas accepter d'avoir perdu mon enfant, mais je peux l'intégrer, lui donner une place dans ma vie.
La mort d'un enfant fait partie des évènements qui n'ont pas de sens en eux-mêmes. C'est l'absurde total ! Le sens va se construire à partir de nous. Il n'y a pas une voie, il y a autant de voies que de personnes. C'est un vrai travail à faire sur nous.

Comment vais-je donner du sens ?..

Il peut s'agir de changer une relation avec ceux qui me sont les plus proches Avec notre conjoint essayons de nous retrouver sur des choses plus constructives.

Cette peine-là nous suivra toute notre vie ! Personne ne peut nous l'enlever. Avec beaucoup de temps, il faut y croire, nous penserons à cette peine sans qu'elle nous déchire, nous décape à l'intérieur. L'émotion que nous ressentirons ne nous empêchera plus d'aller de l'avant.

Christian BOBIN dit : " On peut se laisser dépérir par le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie !" C'est ce que je souhaite à chacun et chacune de vous !

# Posted on Monday, 07 December 2009 at 9:00 AM